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Prendre sa retraite à l'étranger : pension, santé, impôts et démarches

Portugal, Espagne, Maroc, Grèce, Italie, Thaïlande : plus d'un million de retraités percevant une pension française vivent hors de France. Le soleil, un coût de la vie plus faible, un projet familial ou une fiscalité réputée avantageuse motivent le départ.

Mais partir à la retraite à l'étranger, ce n'est pas seulement changer d'adresse. Trois questions doivent être tranchées avant de faire les cartons :

  1. Ma retraite me suivra-t-elle ? La plupart des pensions, oui. Certaines prestations, non.
  2. Qui me soignera, et qui paiera ? La réponse change radicalement entre l'Union européenne et le reste du monde.
  3. Où paierai-je mes impôts et mes prélèvements sociaux ? C'est la convention fiscale entre la France et votre pays d'accueil qui décide, pas votre seul changement de résidence.

Ce guide s'adresse aux retraités qui perçoivent une pension française et s'installent hors de France. Il traite ces trois questions, puis les démarches et les cas particuliers.

L'essentiel en 6 points

  • Vos pensions de retraite vous suivent partout dans le monde, de base comme complémentaires, sans réduction. Les minima sociaux (ASPA, ASI), eux, supposent de résider en France.
  • Un certificat de vie par an conditionne le versement, pour toutes vos caisses françaises à la fois.
  • Dans l'UE, l'EEE et en Suisse, la France finance vos soins via le formulaire S1, si vous ne percevez qu'une pension française. Ailleurs, il faut une couverture volontaire ou privée.
  • Plus de CSG ni de CRDS si vous n'êtes plus résident fiscal français. Mais une cotisation maladie de 3,2 % (base) et 4,2 % (complémentaire) reste due si vous relevez de l'assurance maladie française.
  • La convention fiscale décide où vous êtes imposé : en règle générale, pension privée dans le pays de résidence, pension publique en France.
  • Les régimes fiscaux « avantageux » changent vite : ils se vérifient à la date du départ, et pour toute la durée prévue du séjour.

Votre retraite vous suit-elle ?

Oui, pour l'essentiel. Une pension de retraite française acquise par vos cotisations est versée quel que soit votre pays de résidence, et quelle que soit votre nationalité. Ce qui ne suit pas, ce sont les prestations liées à la résidence en France.

PrestationVersée à l'étranger ?
Retraite de base (régime général, fonction publique, indépendants, libéraux…)Oui, sans réduction
Retraite complémentaire (Agirc-Arrco, Ircantec, RAFP, etc.)Oui, sans réduction
Minimum contributifOui, il fait partie de la pension
Pension de réversionOui, sous les conditions habituelles de chaque régime
Majoration pour enfantsOui
ASPA (minimum vieillesse)Non : il faut résider en France au moins 9 mois par an
ASI (allocation supplémentaire d'invalidité)Non : résidence en France d'au moins 6 mois par an
Aides au logement, APANon

Le cas le plus délicat est celui des retraités aux petites pensions complétées par l'ASPA. En partant vivre à l'étranger plus de 3 mois par an, ils perdent ce complément, parfois plusieurs centaines d'euros par mois. C'est un point à chiffrer avant tout projet de départ.

La pension peut être versée sur un compte en France ou dans le pays de résidence. Sur un compte étranger hors zone euro, elle est convertie à chaque échéance : votre pouvoir d'achat dépend alors aussi du taux de change.

Avant de partir : les démarches

L'idéal est de liquider sa retraite en France, puis de partir. Un départ avant la liquidation reste possible, mais chaque dossier se traite alors à distance.

  • Signaler le changement d'adresse à chaque caisse (base et complémentaires), via votre espace personnel ou info-retraite.fr, avec la date de départ.
  • Choisir le compte de versement : garder un compte en France ou fournir un IBAN étranger. Comparez les frais de réception et de change.
  • Demander le formulaire S1 à votre caisse d'assurance maladie si vous partez dans l'UE, l'EEE ou en Suisse.
  • Organiser votre couverture santé hors UE : CFE, assurance internationale ou les deux.
  • Déclarer votre départ aux impôts dans votre dernière déclaration de revenus en tant que résident, et créer votre espace auprès du service des non-résidents.
  • Vérifier la convention fiscale entre la France et votre pays d'accueil, et le régime fiscal local applicable à vos pensions.
  • Déposer le formulaire 5000 (attestation de résidence fiscale) auprès de vos caisses si la convention attribue l'imposition à votre pays de résidence.
  • Vous inscrire au registre des Français établis hors de France auprès du consulat : c'est facultatif, mais cela facilite les démarches administratives.
  • Réexaminer votre succession : la loi applicable dépend en principe de votre dernière résidence habituelle.

La date qui compte pour les prélèvements sociaux est votre situation au 1er janvier : un départ en cours d'année ne modifie pas immédiatement les retenues opérées par les caisses.

Le certificat de vie

Chaque année, vos caisses françaises peuvent vous demander une preuve d'existence, quelle que soit votre nationalité. Un seul certificat suffit pour toutes vos caisses. Faute de réponse dans les délais, le versement peut être suspendu.

La procédure exige un smartphone et un passeport ou une carte d'identité européenne, algérienne ou marocaine compatible.

À partir du 1er janvier 2028, la reconnaissance biométrique deviendra le mode obligatoire (justice.fr / Service-Public). Les retraités peu à l'aise avec le smartphone ont intérêt à s'y préparer, ou à se faire aider par un proche.

Santé : qui vous couvre ?

Dans l'UE, l'EEE et en Suisse

Si vous ne percevez qu'une pension française, la France reste responsable de vos soins. Demandez à votre caisse d'assurance maladie le formulaire S1 et remettez-le à l'organisme de santé de votre pays de résidence :

  • vous êtes soigné dans votre pays de résidence aux conditions locales (remboursements, reste à charge, médecin traitant) ;
  • la France rembourse ensuite ce pays ;
  • vous pouvez aussi vous faire soigner en France lors de vos séjours.

Si vous percevez aussi une pension de votre pays de résidence, c'est en général ce pays qui devient responsable de vos soins.

Hors de l'UE, de l'EEE et de la Suisse

La France ne prend pas en charge vos soins dans votre pays de résidence, sauf disposition particulière d'une convention bilatérale. En revanche, un retraité titulaire d'une pension française peut être soigné en France lors de ses séjours temporaires. Pour les pensionnés de nationalité étrangère, une durée d'assurance d'au moins 15 ans en France est exigée. Ces dossiers sont gérés par le CNAREFE, rattaché à la CPAM de Seine-et-Marne (CLEISS).

Pour vos soins sur place, deux solutions, souvent combinées :

  • La Caisse des Français de l'étranger (CFE) : une assurance maladie volontaire qui rembourse sur la base des tarifs français. L'adhésion est plus facile avant un certain âge : renseignez-vous avant le départ.
  • Une assurance santé internationale privée, en complément ou à la place, pour couvrir les frais réels et le rapatriement.

Dans les pays où les soins sont chers (États-Unis, Asie du Sud-Est en établissement privé, Émirats), le coût de cette couverture peut dépasser le gain de pouvoir d'achat attendu.

CSG ou cotisation maladie ?

En quittant la France, le retraité change de régime de prélèvements sociaux. La CSG, la CRDS et la Casa ne sont dues que par les résidents fiscaux français.

En contrepartie, une cotisation d'assurance maladie s'applique si vous restez rattaché à l'assurance maladie française.

SituationPrélèvements sur la pension française
Résident fiscal en FranceCSG (0 %, 3,8 %, 6,6 % ou 8,3 %), CRDS 0,5 %, Casa 0,3 %, et 1 % de cotisation maladie sur les complémentaires (service-public)
Non-résident relevant de l'assurance maladie française (S1, ou soins en France lors des séjours)Cotisation maladie : 3,2 % sur la retraite de base, 4,2 % sur la complémentaire, 7,1 % pour un régime d'indépendant (CLEISS)
Non-résident ne relevant d'aucun régime français d'assurance maladieAucun prélèvement social

Le gain est donc réel pour la plupart des retraités qui acquittent le taux plein de CSG : environ 9,1 % de prélèvements remplacés par 3,2 % à 4,2 %.

En revanche, le gain est nul, voire négatif, pour un retraité qui était exonéré de CSG ou qui payait un taux réduit.

Attention au décalage temporel : c'est votre situation au 1er janvier qui détermine les prélèvements de l'année. Pensez à transmettre votre justificatif de non-résidence à chacune de vos caisses.

Impôt sur le revenu : où serez-vous imposé ?

Étape 1 : êtes-vous encore résident fiscal français ?

Contrairement à une idée reçue, vivre plus de 6 mois à l'étranger ne suffit pas.

Selon l'article 4B du CGI, vous restez résident fiscal français si un seul de ces critères est rempli :

  • votre foyer (conjoint, enfants) ou votre lieu de séjour principal est en France ;
  • vous exercez une activité professionnelle principale en France ;
  • le centre de vos intérêts économiques est en France.

Pour un retraité, le troisième critère est piégeux : si l'essentiel de vos revenus (pensions, loyers, placements) est de source française, l'administration peut considérer que vos intérêts économiques restent en France.

En cas de double résidence, la convention fiscale départage les deux pays, par des critères successifs : foyer d'habitation permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité.

Étape 2 : que dit la convention fiscale ?

Type de pensionImposition en règle générale
Pension privée (régime général, Agirc-Arrco, indépendants, libéraux)Dans le pays de résidence
Pension publique (fonctionnaire, militaire, agent public)En France, sauf si vous avez la nationalité du pays de résidence
Pays sans convention fiscaleLa France impose ; le pays de résidence peut imposer aussi, d'où un risque de double imposition

Chaque convention peut déroger à ces principes : lisez celle de votre pays d'accueil sur impots.gouv.fr avant de partir.

Étape 3 : les règles françaises des non-résidents

Quand la France garde le droit d'imposer votre pension, trois mécanismes s'appliquent (impots.gouv.fr, fiche 03-2026) :

  • Une retenue à la source spécifique, prélevée par la caisse après un abattement de 10 %. Pour 2025 : 0 % jusqu'à 17 122 €, 12 % jusqu'à 49 667 €, 20 % au-delà.
  • Un taux minimum d'imposition de 20 % jusqu'à 29 579 € de revenus 2025, et 30 % au-delà, appliqué lors de la déclaration annuelle.
  • L'option pour le taux moyen, calculé sur votre revenu mondial, s'il est plus favorable. L'administration recommande de toujours la cocher.

Si la convention attribue l'imposition à votre pays de résidence, déposez le formulaire 5000 auprès de chaque caisse pour être dispensé de la retenue française. Vous déclarerez alors vos pensions dans votre pays d'accueil, selon ses règles.

Destinations prisées : ce que prévoit leur fiscalité

Certains pays attirent les retraités avec des régimes fiscaux spécifiques. Ils ne concernent que les pensions que la convention fiscale attribue au pays de résidence, c'est-à-dire en général les pensions privées. Une pension de la fonction publique française reste le plus souvent imposée en France, quel que soit le régime local.

PaysPensions privées françaisesRégime particulier (novembre 2026)
PortugalImposables au PortugalLe régime des résidents non habituels (RNH) est fermé aux nouveaux arrivants depuis le 1er janvier 2024 : les pensions relèvent du barème progressif portugais (source)
ItalieImposables en ItalieImpôt forfaitaire de 7 % sur les revenus étrangers pendant 10 ans, pour un retraité non résident italien les 5 années précédentes qui s'installe dans une commune du Sud de 30 000 habitants au plus (seuil relevé de 20 000 le 7 avril 2026) ou dans certaines zones sismiques (source)
GrèceImposables en GrèceRégime optionnel d'impôt forfaitaire de 7 % sur les revenus étrangers pendant 15 ans, pour les retraités qui n'étaient pas résidents grecs les années précédentes (source)
EspagneImposables en EspagneAucun régime spécifique pour les retraités : barème progressif de l'IRPF, et impôt sur la fortune selon les régions (source)
MarocImposables au MarocAbattement et réduction d'impôt importants sur les pensions étrangères transférées définitivement en dirhams non convertibles, sous conditions (source)

Quatre précautions avant de choisir une destination pour sa fiscalité :

  • Ces régimes changent. Le Portugal a fermé le sien en 2024 ; l'Italie a élargi le sien en 2026. Vérifiez les règles à la date de votre installation et leur durée garantie.
  • La résidence doit être réelle. Le pays d'accueil exige une installation effective, et la France peut contester un départ de façade au regard des critères de l'article 4 B.
  • Le forfait vise souvent tous les revenus étrangers, pas seulement la pension : placements, loyers français. Mais les revenus que la convention laisse à la France (loyers d'un bien situé en France, par exemple) restent imposés en France.
  • Les autres impôts comptent : taxe foncière, impôt sur la fortune, droits de succession du pays d'accueil.

Pension de la fonction publique : le cas particulier

Les anciens fonctionnaires, militaires et agents publics sont ceux dont la situation change le moins en partant.

  • L'impôt reste en général français. La plupart des conventions réservent à la France l'imposition des pensions versées au titre de fonctions publiques. Seule exception courante : le retraité qui réside dans l'autre pays et en possède la nationalité. Un binational franco-portugais installé au Portugal peut ainsi relever de l'impôt portugais sur sa pension publique.
  • Les régimes locaux attractifs ne s'appliquent pas à ces pensions, puisqu'elles sont imposées en France.
  • La retenue à la source et le taux minimum des non-résidents s'appliquent : l'option pour le taux moyen est alors essentielle, surtout si vos autres revenus sont faibles.

Carrière mixte : une imposition éclatée

Un retraité qui perçoit à la fois une pension publique et une pension privée est imposé dans deux pays :

  • la pension publique en France, avec la retenue spécifique des non-résidents ;
  • la pension privée dans le pays de résidence, qui tient compte en général de la pension publique pour calculer le taux applicable (mécanisme du taux effectif), selon la convention.

La qualification publique ou privée n'est pas toujours évidente : retraite complémentaire d'un ancien contractuel de la fonction publique, pension d'un ancien salarié d'entreprise publique… C'est la convention, et parfois la doctrine fiscale, qui tranchent. À vérifier au cas par cas.

Réversion et décès à l'étranger

La pension de réversion

La réversion est versée au conjoint survivant où qu'il réside, selon les règles de chaque régime. La condition de ressources du régime général s'apprécie alors sur l'ensemble des ressources mondiales du conjoint survivant, converties en euros. La demande se fait auprès de la dernière caisse du défunt, ou via la demande de réversion en ligne sur info-retraite.fr.

Signaler le décès

Le décès doit être signalé rapidement à chaque caisse française. Les pensions versées après le décès sont récupérées auprès des héritiers, et les échanges automatiques d'état civil ne couvrent pas tous les pays.

La succession

Pour une succession ouverte depuis le 17 août 2015 dans l'Union européenne, la loi applicable est en principe celle de la dernière résidence habituelle du défunt, sauf choix de la loi de sa nationalité par testament (règlement (UE) n° 650/2012). Un retraité français installé en Espagne verra donc, par défaut, sa succession régie par le droit espagnol.

Fiscalement, les droits de succession peuvent être dus en France et dans le pays de résidence. La France taxe notamment les biens situés en France, et l'ensemble des biens si l'un des héritiers réside en France depuis au moins 6 des 10 dernières années. Peu de conventions fiscales couvrent les successions : c'est un point à organiser avec un notaire avant le départ.

Revenir vivre en France

Beaucoup de retraités reviennent au bout de quelques années, souvent pour des raisons de santé ou de famille. Le retour se prépare aussi.

SujetCe qui se passe au retour
PensionsSignalez votre nouvelle adresse à chaque caisse : le certificat de vie annuel cesse
Assurance maladieRéaffiliation auprès de la CPAM de votre domicile. En principe, les titulaires d'une pension française ne subissent pas le délai de résidence de 3 mois
Prélèvements sociauxCSG, CRDS et Casa sont de nouveau prélevées, selon votre situation au 1er janvier et votre revenu fiscal de référence
Impôt sur le revenuVous redevenez résident fiscal : déclaration de l'année du retour avec les revenus perçus depuis la date d'arrivée
ASPAAccessible de nouveau si vous remplissez la condition de résidence et de ressources

Pour l'impôt, l'année du retour peut être délicate : aucun taux de prélèvement à la source n'est connu, et le premier revenu fiscal de référence français peut manquer pour calculer la CSG. Contactez votre service des impôts dès l'arrivée pour obtenir un taux adapté.

Les idées reçues

Idée reçueRéalité
« Si je pars, je perds ma retraite française. »Non. Les pensions de base et complémentaires sont versées partout dans le monde. Seuls les minima sociaux comme l'ASPA sont liés à la résidence en France.
« À l'étranger, je ne paie plus rien sur ma pension. »La CSG disparaît, mais une cotisation maladie de 3,2 % à 7,1 % reste due si vous relevez de l'assurance maladie française. Et l'impôt est dû dans le pays désigné par la convention.
« Ma pension vient de France, donc elle est imposée en France. »Pas forcément. Une pension privée est en général imposée dans le pays de résidence.
« Au Portugal, ma retraite ne sera pas imposée. »Plus depuis 2024 : le régime RNH est fermé aux nouveaux arrivants.
« Le forfait à 7 % s'applique à ma pension de fonctionnaire. »Non, en général : une pension publique française reste imposée en France.
« Il suffit de passer plus de 6 mois par an à l'étranger. »Non. Un seul critère de l'article 4 B (foyer, activité, centre des intérêts économiques) suffit à rester résident français.
« Ma carte Vitale me couvre partout. »Non. Hors de l'espace européen, la France ne rembourse pas les soins reçus sur place, sauf adhésion à la CFE ou convention particulière.

FAQ

Puis-je partir avant d'avoir demandé ma retraite ? Oui. La demande en ligne sur info-retraite.fr fonctionne depuis l'étranger. Mieux vaut toutefois vérifier et compléter votre relevé de carrière avant le départ, tant que les démarches en France restent simples.

Ma pension sera-t-elle revalorisée comme en France ? Oui. Les revalorisations s'appliquent de la même façon, quel que soit votre pays de résidence. Seul le taux de change peut en modifier la valeur locale.

Puis-je travailler dans mon pays d'accueil tout en percevant ma retraite française ? Oui. Les règles françaises de cumul emploi-retraite visent les activités relevant des régimes français. Une activité exercée à l'étranger relève des règles du pays concerné.

Dois-je encore déclarer mes revenus en France ? Oui, si vous percevez des revenus imposables en France : pension publique, loyers d'un bien situé en France, ou pension privée d'un pays sans convention fiscale. La déclaration se fait auprès du service des impôts des non-résidents.

Mon conjoint et moi pouvons-nous avoir des situations différentes ? Oui. La résidence fiscale s'apprécie par foyer, mais la couverture maladie et la nature des pensions s'apprécient par personne.

En résumé

Prendre sa retraite à l'étranger, c'est répondre à trois questions avant de partir :

  1. Ma retraite me suit-elle ? Oui pour les pensions, non pour l'ASPA et les aides liées à la résidence. Un certificat de vie annuel conditionne le versement.
  2. Qui me soigne ? Dans l'UE, l'EEE et en Suisse, la France via le formulaire S1. Ailleurs, la CFE ou une assurance privée, avec des soins en France lors des séjours.
  3. Qui m'impose ? La convention fiscale : en général le pays de résidence pour une pension privée, la France pour une pension publique. La CSG disparaît, mais une cotisation maladie peut la remplacer.

Le gain de pouvoir d'achat se calcule en net : pension après impôt local, cotisation maladie, couverture santé et change. C'est ce calcul complet qui dit si le départ est réellement avantageux.

Les règles et montants mentionnés dans cet article correspondent aux paramètres applicables en 2026. La réglementation des retraites est susceptible d'évoluer. Cet article est à caractère général et informatif ; il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé.