Plan d'épargne retraite (PER)

Définition

Le PER est un produit d’épargne spécifiquement destiné à la retraite.

La loi PACTE a remplacé les produits dédiés à la retraite existants (PERP, PERCO, Article 83, contrat Loi Madelin et Madelin Agricole) par le PER. Les anciens produits continuent d’exister et il est toujours possible de faire des versements dessus, mais ils cessent d’être commercialisés.

Sur un PER, les versements sont totalement libres. Vous pouvez verser un montant unique et ne plus y toucher, vous astreindre à une discipline mensuelle, ou verser lorsque vous en ressentez l’envie.

Épargne-retraite oblige, l’argent versé n’est récupérable qu’au départ à la retraite. Quelques cas particuliers permettent une sortie de façon anticipée, mais conservez tout de même une épargne de précaution pour pouvoir changer de voiture !

Le PER dispose d’un attrait fiscal : les sommes que vous versez réduisent votre revenu imposable, et donc votre impôt sur le revenu. Cette défiscalisation s’accompagne toutefois de contraintes qu’il convient de comprendre avant d’envoyer vos versements.

Enfin, vos économies fructifient. Votre gestionnaire d’épargne ajuste vos placements selon la durée qui vous sépare du départ à la retraite. Vous mettez ainsi à profit l’horizon long pour passer outre les fluctuations quotidiennes des marchés.

Ce qu’on peut mettre dedans

Le PER Yomoni est construit à partir d’un simple compte-titres bancaire. L’argent est placé sur des fonds indiciels investis sur différents marchés : actions, obligations, immobilier, matières premières… de différentes zones géographiques.

Leur assemblage judicieux et le strict contrôle des frais vise à obtenir une bonne rémunération des capitaux investis, à risque contrôlé.

La gestion financière du PER

Sauf option contraire, les sommes sont gérées selon le principe de la gestion pilotée et de la gestion pilotée à horizon.

La gestion pilotée signifie qu’un gérant veille à ce que votre investissement respecte l’allocation-cible du profil de risque que vous avez choisi. Trois profils existent : Prudent, Équilibré et Dynamique. Vous gardez la main sur ce profil et pouvez le modifier en cours de route.

La gestion pilotée à horizon signifie que le gérant doit proposer une sécurisation de l’épargne à l’approche de la retraite. La réglementation impose en effet au gérant d’augmenter progressivement la part investie sur des supports présentant un risque dit “faible”.

Vous pouvez néanmoins choisir de passer outre cette désensibilisation progressive. Cela peut être pertinent si vous disposez d’une poche d’épargne sécurisée ailleurs : raisonnez global plutôt que produit par produit.

Enfin, Yomoni pratique la gestion indicielle. Cela signifie que nous n’utilisons que des instruments financiers à très faibles frais, au service d’une meilleure rémunération de votre épargne.

Le conseil Yomoni

Contrairement à la gestion pilotée à horizon, qui est réglementaire, la gestion indicielle est un choix délibéré de Yomoni destiné à minimiser les frais. Pensez-y lorsque vous comparerez les PER de différents établissements !

Qui peut en avoir un

Salariés, fonctionnaires, indépendants, professions libérales, demandeurs d’emploi… : tout le monde peut ouvrir un PER, quel que soit son âge. Il est aussi possible de détenir plusieurs PER, et de les cumuler avec des dispositifs d’épargne retraite d’entreprise.

En pratique, certaines personnes ont particulièrement intérêt à utiliser le PER. Ce sont les personnes :

  • proches de la retraite
  • fortement imposées
  • qui anticipent à la retraite une baisse de revenus susceptible de diminuer leur taux marginal d’imposition

D’autres personnes auront plutôt intérêt à se tourner vers l’assurance-vie, le PEA ou le compte-titres, y compris pour leur épargne-retraite. Ce sont :

  • les personnes actuellement non imposables ou faiblement imposées
  • les personnes ne pouvant se permettre d’immobiliser des fonds jusqu’à la retraite

Le conseil Yomoni

Le principal attrait du PER est le “coup de pouce fiscal” qui réduit le revenu imposable. Mais le PER ne peut constituer la seule brique de votre épargne-retraite : d’une part parce que la défiscalisation est plafonnée, mais surtout parce que le blocage empêche, par prudence, d’y placer des montants trop importants. Intégrez toujours une assurance-vie ou un PEA à vos projets d’épargne retraite.

Où repose l’argent

Votre argent est placé sur un compte-titres ouvert auprès d’une banque. Pour bien faire les choses, Yomoni a choisi la première banque française pour sécuriser les dépôts de ses clients. Histoire d’être exhaustif, rappelons que l’argent ne reste pas dans les comptes de la banque : il est investi dans des supports financiers indiciels, eux-même investis en actions et obligations d’entreprises. Ce n’est pas la banque qui paye des intérêts.

Enfin, une fois à la retraite, vous pourrez demander la sortie de votre PER en capital ou sous forme de rente. Dans le cas de la rente, c’est alors un assureur qui conservera votre argent et vous versera un revenu complémentaire jusqu’à votre décès. Ici encore, Yomoni a choisi un partenaire de premier plan.

Le conseil Yomoni

Le PER Yomoni a un petit “plus” : c’est un contrat hybride. Un compte-titres bancaire afin de minimiser les frais et gagner en souplesse de gestion, combiné à un contrat de rente souscrit auprès d’un assureur.

Retraits

Le cas général : l’argent est bloqué jusqu’à la retraite.

Le PER est un produit d’épargne-retraite : l’argent est bloqué jusqu’à la date de demande de liquidation de la retraite, c’est-à-dire, en termes simples, le jour du départ à la retraite.

Il est alors récupérable sous forme de rente ou de capital. Vous choisirez le moment venu, vous pourrez aussi mixer les deux.

Les sorties en capital peuvent être partielles et échelonnées dans le temps à votre convenance, à la manière d’un rachat partiel sur un contrat d’assurance-vie.

Les sorties en rente consistent à transmettre définitivement le capital à l’assureur, qui s’engage en contrepartie à vous verser chaque mois une somme d’argent, à vie.

Vous pouvez aussi souscrire à des options : transférer la rente à votre conjoint après votre décès par exemple. Ces options se payent par un moindre taux de versement, évidemment.

Le conseil Yomoni

L’impossibilité de sortie en capital était un gros défaut des précédents produits d’assurance-retraite. Le PER corrige ce défaut : il faudra en profiter. Il est en effet souvent plus avantageux, fiscalement comme financièrement, de créer sa propre rente en retirant progressivement le capital que de demander une rente à l’assureur ou de sortir en capital en une seule fois.

Des retraits anticipés possibles

Deux cas permettent de récupérer l’argent sans attendre la retraite :

  • en cas d’accident de la vie (invalidité du titulaire, du conjoint ou d’un enfant, décès du conjoint, expiration de droits au chômage, surendettement, liquidation judiciaire d’une activité non salariée),
  • pour acheter une résidence principale (ce qui était impossible avec un plan Madelin ou PERP).

Impôts - La fiscalité à l’entrée

La fiscalité du PER à l’entrée : une défiscalisation optionnelle

Tout montant versé sur le PER réduit d’autant votre revenu imposable. Tout se passe comme si vous n’aviez jamais gagné cet argent ! Ceci induit donc une économie d’impôt sur le revenu.

Schématiquement, vous économisez donc le montant versé sur le PER multiplié par votre tranche marginale d’imposition.

Pour mémoire, le barème d’IR 2020 est constitué des tranches 0 %, 11 %, 30 %, 41 %, 45 %.

Si vous vous situez dans la tranche 41 % et avez plus de 10 000 euros imposés à cette tranche, un versement de 10 000 euros sur votre PER en 2020 vous fera économiser 4 100 euros sur les impôts dûs au titre de 2020.

Autrement dit, votre effort d’épargne ne sera que de 5 900 euros et le fisc a abondé votre versement de 4 100 euros (au décalage temporel de trésorerie près).

Est-il possible d’annuler totalement son impôt sur le revenu de cette manière ?

Oui, votre impôt peut en théorie s’annuler si vous versez assez sur votre PER pour ramener votre revenu imposable jusqu’à la tranche 0 %.

En pratique, les versements sont soumis à un plafond. Saisissez votre dernier avis d’impôt et rendez-vous à la dernière page, rubrique “Plafond Epargne Retraite” pour connaître ce plafond, qui est commun aux autres dispositifs d’épargne retraite (PERCO…), cumulable et utilisable pendant trois ans glissants.

Si votre avis d’imposition n’est pas à proximité, retenez en première estimation un plafond de 10 % de vos revenus annuels ou de 4 000 euros, à multiplier par 4 si vous ne l’avez jamais utilisé (trois années de report + l’année en cours).

Cette défiscalisation des revenus imposables est surtout pertinente si vous vous situez dans les plus hautes tranches fiscales. À 0 % ou 11 %, l’économie fiscale est trop maigre pour compenser l’inconvénient du blocage de l’épargne. La tranche 30 % joue ainsi le rôle de pivot pour beaucoup d’épargnants.

Mais quelle que soit votre tranche d’imposition, vous pouvez aussi choisir de ne pas défiscaliser les sommes versées. Quel intérêt ? Lisez ce qui suit.

Impôts - La fiscalité à la sortie

En retirant les sommes d’un PER, vous êtes imposé (sauf sortie pour événement malheureux de la vie). L’imposition dépend de vos choix fiscaux à l’entrée.

Les montants ayant permis une défiscalisation et les gains afférents sont imposables

Le taux d’imposition dépend du mode de sortie choisi.

Si vous choisissez la sortie en rente :

Les rentes suivront le régime des pensions de retraite : elles seront intégrées dans les revenus après 10 % d’abattement et subiront les prélèvements sociaux.

Si vous choisissez la sortie en capital :

Votre intermédiaire financier décomposera la somme touchée en une part de capital (vos versements) et une part de gain (tout ce que vous avez touché en plus de vos versements).

  • la part de capital sera intégrée dans vos revenus imposables, et donc imposée au barème de l’IR
  • la part de gain sera imposée à la flat tax (30 %) ou à l’impôt sur le revenu accompagné des prélèvements sociaux

Les montants n’ayant pas créé de défiscalisation sont imposés sur les gains uniquement (comme sur l’assurance-vie)

Si vous choisissez la sortie en rente :

Votre rente sera imposée selon le régime des rentes viagères à titre onéreux (RVTO).

Vous serez imposé sur une partie seulement de la rente. Cette part est calculée selon un barème qui dépend de votre âge au moment de la demande de rente. Par exemple, si vous demandez une rente à 70 ans, seuls 30 % des montants versés seront imposés et entreront dans votre assiette imposable à l’impôt sur le revenu et subiront les prélèvements sociaux.

Si vous choisissez la sortie en capital :

Votre intermédiaire financier décomposera la somme touchée en une part de capital (versements) et une part de gain (plus-value)

  • la part de versements ne sera pas imposée
  • la part de gains sera imposée à la flat tax (30 %) ou à l’impôt sur le revenu accompagné des prélèvements sociaux

Le conseil Yomoni

Contrairement à l’assurance-vie, dans laquelle seuls les gains sont imposables (et soumis à abattements avantageux), le PER entraîne l’imposition sur le capital ET sur les intérêts si le versement initial a permis de défiscaliser.

Même si le fisc semble reprendre d’une main ce qu’il a donné de l’autre, deux facteurs peuvent rendre l’opération favorable :

  • le différentiel de tranches d’imposition. Par exemple, effacer une tranche à 41 % en période d’activité, puis faire imposer cette somme à une tranche inférieure à la retraite crée un gain financier. En outre, la sortie en capital peut être partielle : cela permet de piloter sa tranche d’imposition à la sortie.
  • la valeur temps. L’argent non imposé a été placé et a pu capitaliser : même à tranches équivalentes, vous gagnez l’effet de la capitalisation (les intérêts sur l’impôt à payer).

Avantages

  • Défiscalisation immédiate
  • Horizon long mis à profit par une gestion dédiée
  • Aucune contrainte de versement
  • Possibilité de sortie pour achat de résidence principale

Inconvénients

  • Produit tunnel
  • Fiscalité de sortie à anticiper
  • Faible souplesse comparé au PEA et à l’assurance-vie

Le conseil Yomoni

Le PER est là pour simplifier les dispositifs d’épargne-retraite existants. Il n’a pas vocation à remplacer l’assurance-vie ! L’assurance-vie reste un excellent moyen d’épargner pour la retraite tout en conservant le capital disponible et en offrant des avantages fiscaux, successoraux et civils inégalés.

Transférer un produit d’épargne retraite

Transférez vos contrats PERP, Madelin, PERCO vers un PER

Si vous détenez un ou plusieurs contrats d’épargne-retraite (PERP, Contrat Loi Madelin…), vous pouvez alléger votre suivi et - probablement - alléger les frais en les regroupant dans un nouveau PER Individuel.

Le conseil Yomoni

Si vous êtes salarié, votre entreprise vous proposera probablement un PER Entreprise. Ce PER sera probablement moins intéressant que celui de Yomoni, mais permettra de profiter des abondements de l’employeur.

La bonne nouvelle, c’est que vous ne serez pas mariés à vie avec votre PER entreprise. À votre départ de l’entreprise, vous pourrez transférer votre PER entreprise vers votre PER individuel. Cette opération sera sans frais si vous avez conservé le produit précédent au moins 5 ans.

Alimentez votre PER avec une assurance-vie mature

Jusqu’au 1er janvier 2023, vous bénéficiez d’un abattement spécifique pour transférer des sommes provenant d’une assurance-vie mature (plus de 8 ans) vers un PER. L’abattement usuel de l’assurance-vie est multiplié par deux : vous pouvez ainsi transférer jusqu’à 9 200 € de gains par personne (18 400 € pour un couple) sans fiscalité.

Cet abattement concerne la part de gains du contrat et non le montant transféré, qui peut donc être bien supérieur.

Cette possibilité, ouverte si vous êtes à plus de 5 ans de l’âge légal de départ à la retraite, offre l’occasion de recycler un vieux contrat d’assurance-vie peu performant qui somnole depuis des années. Les sommes ainsi transférés ouvrent droit à réduction fiscale au même titre qu’un versement libre.