Définition

Les obligations sont des titres qui permettent aux entreprises et aux États d’emprunter de l’argent sur les marchés.

Plus précisément, les obligations correspondent à une dette, émise par une entreprise ou un État, en échange de l’argent qui leur a été prêté. Une obligation est assortie d’un coupon, qui fixe le montant versé chaque mois, trimestre, ou année, au préteur, mais aussi la date à partir de laquelle l’obligation arrêtera de verser des intérêts, c’est-à-dire le moment où le prêteur sera intégralement remboursé.

Par exemple, vous pouvez prêter 10 000 € à Danone, sur un an, à un taux de 5 %. On dira que vous avez acheté une obligation Danone, dont le coupon dit qu’elle paye 5 % d’intérêts et dure 12 mois. Cela signifie que Danone va vous payer 5 % d’intérêts par an, soit 500 € — probablement sous la forme de versements mensuels. Puis, une fois l’année passée, Danone vous rendra vos 10 000 €.

Les obligations portent bien leur nom, dans le sens où l’entreprise qui emprunte est obligée, engagée, tenue de rembourser sa dette auprès de son préteur. Par ailleurs, Les obligations sont incontournables sur les marchés financiers et les montants en jeu dépassent très largement ceux des marchés où s’achètent et vendent des actions.

Avantage

Effet Kiss Cool

Quand elles sont bien choisies, les obligations peuvent équilibrer un portefeuille, en modérant le risque propre aux actions. Parce qu’elles sont moins volatiles que les actions et peu corrélées à ces dernières, les obligations permettent de réduire les turbulences ressenties lorsque les marchés boursiers traversent une période de crise.

Revenu (coupon)

Les obligations permettent de toucher des intérêts, aussi appelés coupons, à intervalles réguliers, avant de récupérer l’intégralité de l’argent initialement prêté. Elles constituent donc une source de revenus régulière, idéale pour un retraité, par exemple. Ce n’est pas nécessairement le cas des actions, qui ne permettent pas toujours de toucher des dividendes.

Inconvénient

Risque de défaut de paiement

Lorsqu’un État ou une entreprise n’est plus solvable, lorsque qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses pour payer les coupons, les prêteurs courent alors le risque de ne jamais revoir l’argent qu’ils ont avancé en achetant des obligations.

Pour cette raison, les obligations sont classées par niveau de risque : des moins risquées aux plus risquées, selon la solvabilité potentielle de leur émetteur. On considère par exemple que l’État américain à moins de chance de faire faillite qu’une entreprise installée sur un marché difficile, instable. Cette différence en matière de risque se répercute sur le taux d’intérêt versé par l’obligation, plus le risque est élevé et plus le coupon l’est aussi — petit côté « salaire de la peur ».

Risque de moins-value

On parle aussi de risque de taux. Le taux payé par une obligation dépend des taux directeurs. Les taux directeurs sont fixés par les banques centrales. Ils fixent le « prix de l’argent ». Pour le dire vite : quand les taux directeurs montent, les taux des obligations baissent, et inversement.

Lorsque les taux d’intérêts des obligations récemment émises augmentent, les cours des obligations plus anciennes baissent, car elles rapportent moins que les obligations les plus récentes. Dans ces conditions, l’investisseur qui déciderait de revendre une vieille obligation en cours de route perdrait sans doute de l’argent, car il serait obligé de la brader pour compenser sa faible attractivité par rapport aux obligations plus récentes.

Faible liquidité du marché

Il y a moins d’acheteurs sur le marché des obligations que sur le marché des actions, on dit que le marché des obligations est moins liquide. Un investisseur sera donc peut-être contraint d’attendre quelque temps avant de pouvoir vendre ses obligations à un acheteur, en particulier si ces dernières sont devenues peu attractives par rapport aux plus récentes.