Définition

Comme son nom ne l’indique pas du tout, l’assurance-vie n’est pas une assurance, enfin pas vraiment. Ce n’est pas non plus un placement réservé aux personnes en fin de vie. Nous ne savons pas qui a trouvé ce nom, mais il y avait sans doute mieux à faire sur ce coup.

En fait, l’assurance-vie est un placement de long-terme. Comment ça marche ? C’est simple. L’assurance-vie fonctionne comme une enveloppe, une enveloppe dans laquelle vous déposez de l’argent, de l’argent qui sert à investir dans des actifs. Ces actifs peuvent être un fonds en euros, des actions, des obligations, des fonds de placement, ou encore des matières premières. L’assurance-vie n’est donc rien de plus qu’un contenant, une poche. L’important, ce n’est pas l’enveloppe, mais les actifs que vous mettez dedans.

Si ce que vous mettez dans votre assurance-vie vous rapporte de l’argent, des plus-values, vous payez des impôts dessus selon un barème spécifique, c’est-à-dire des taux d’imposition qui sont propres à l’assurance-vie. C’est la raison pour laquelle on dit que l’assurance-vie est une « enveloppe d’investissement », dans le sens où c’est une enveloppe avec une fiscalité particulière derrière. Les assureurs parlent d’ailleurs parfois de contrat d’assurance-vie, pour dire, en gros, qu’il s’agit d’un produit d’épargne adossé à un contrat. De notre côté, pour simplifier, nous préférons parler tout simplement d’assurance-vie.

Ce qu’on peut mettre dedans

L’assurance-vie permet de placer de l’argent dans :

  • des fonds en euros, garantis, sécurisés, ceinture et bretelles ;
  • des unités de compte, c’est-à-dire des supports d’investissement divers et variés, dont le cours peut fluctuer, à la hausse comme à la baisse, et qui ne garantissent donc pas votre capital.

Par l’intermédiaire des unités de compte, il est possible d’acheter des ETFs, qui permettent ensuite d’investir, d’effectuer des versements dans :

  • un fonds en euros, c’est-à-dire un fonds à capital garanti, sécurisé ;
  • des actions, comme celles de Danone ou d’Amazon ;
  • des indices boursiers, comme le CAC 40 ou le S&P 500 ;
  • des obligations, émises par des États ou des entreprises ;
  • des matières premières, comme l’or ou le pétrole.

Quand une assurance-vie permet d’investir à la fois dans un fonds en euros et dans des unités de compte, on dit qu’elle est « multisupport ». Ce n’est pas le cas de toutes les assurances-vie, mais c’est le cas de l’assurance-vie Yomoni Vie.

Qui peut en avoir une

En France, pour souscrire à un contrat d’assurance-vie, il faut :

  • être majeur et considéré comme responsable pour souscrire seul (les parents peuvent aussi souscrire pour le compte de leur enfant) ;
  • avoir la nationalité française ou être résident fiscal français (les expatriés peuvent donc souscrire à condition d’avoir la nationalité française).

Vous pouvez détenir plusieurs assurances-vie, dans le même établissement, ou dans plusieurs établissements différents.

Où repose l’argent

Sans surprise, les assurances-vie sont proposées par des assureurs. Ce sont eux qui hébergent votre argent. En France, les plus connus sont CNP Assurance, le Crédit Agricole (Prédica), et les assurances du Crédit mutuel. Chez Yomoni, nous travaillons avec Suravenir, l’assureur du Crédit mutuel Arkéa, l’argent que vous confiez à Yomoni repose dans les coffres de Suravenir.

Impôts

La fiscalité, c’est compliqué, mais ça va peut-être changer en janvier 2018. En attendant, les taux auxquels nous faisons référence sur cette page sont ceux qui font foi au 16 octobre 2017.

Dans le cas de l’assurance-vie, vous ne payez des impôts que sur vos plus-values et uniquement au moment où vous retirez de l’argent. Dit autrement, ce que vous avez déposé sur votre assurance-vie n’est pas imposé, ce sont les gains que vous avez réalisés qui le sont, c’est-à-dire tout ce que vous avez touché en plus.

Par exemple, si vous déposez 10 000 € sur votre assurance-vie et que votre épargne atteint 12 000 € un an plus tard, votre plus-value sera alors de 2 000 €. C’est sur cette somme que vous allez payer des impôts, par sur vos 10 000 € de départ. Le pourcentage d’impôts que vous allez payer dépend quant à lui du temps écoulé entre la date d’ouverture de votre contrat d’assurance-vie et la date à laquelle vous retirez tout votre argent ou une partie de vos économies.

Imposition au prélèvement libératoire

Quand vous retirez de l’argent de votre assurance-vie, deux fiscalités sont possibles :

  • le prélèvement libératoire, c’est-à-dire le taux propre à l’assurance-vie ;
  • le barème progressif de l’impôt sur le revenu, qui s’applique déjà à votre salaire.
Âge du contratImpôtPrélèvements sociauxTotal
Moins de 4 ans35 %15,5 %50,5 %
Entre 4 et 8 ans15 %15,5 %30,5 %
Plus de 8 ans7,5 %*15,5 %23 %

*(C’est pas si simple. L’abattement fiscal entre en jeu.)

Voir la réglementation officielle

Abattement au-delà de 8 ans

Si votre assurance-vie a plus de 8 ans, vous bénéficiez d’un abattement de 4 600 € par an sur vos gains. Vous pouvez donc retirer jusqu’à 4 600 € de plus-value par an, sans payer d’impôt dessus. Au delà de ces 4 600 € d’abattement, vous serez imposé — toujours sur vos plus-values et uniquement vos plus-values — à hauteur de :

  • 15,5 % de prélèvements sociaux ;
  • 7,5 % de prélèvement libératoire.

Imposition au barème de l’impôt sur le revenu

Si le prélèvement libératoire propre à l’assurance-vie ne vous arrange pas, vous pouvez demander à ce que l’argent retiré de votre assurance-vie rentre dans le barème de votre impôt sur le revenu. Vous serez alors imposé sur votre retrait à la hauteur de votre tranche d’imposition sur le revenu.

Si vous êtes dans une tranche d’impôt relativement basse et si vous avez de la marge par rapport au plafond de votre tranche, ce barème peut vous avantager. C’est un calcul à faire.

Voir la réglementation officielle

Avantages

L’assurance-vie est l’enveloppe préférée des Français. Si vous n’en avez pas déjà une, vous devriez y songer, quel que soit votre âge.

Fiscalité dégressive

La fiscalité de l’assurance-vie s’adoucit avec le temps. Plus vous attendez, moins vous êtes imposé sur vos plus-values lorsque vous retirez de l’argent. Si vous placez 5000 € sur votre assurance-vie, que ces 5 000 € se changent en 10 000 €, et que vous décidez de retirer le tout 8 ans plus tard, vous empocherez : 9 908 € (10 000-92). C’est-à-dire vos 5 000 € de départ, et vos 5 000 € de plus-value, sur lesquels vous bénéficiez d’un abattement de 4 600 € ; vous ne payez donc les fameux 23 % d’impôt que sur les 400 € qui restent, ce qui vous fait 92 € d’impôt au total.

Retraits faciles

L’assurance-vie ne bloque pas votre argent — hors cas éxotiques de nantissement (garantie bancaire) ou de « bénéficiare acceptant », que nous n’abordons pas ici. Vous pouvez retirer l’argent placé sur une assurance-vie quand vous voulez. La fiscalité est censée vous inciter à laisser votre argent travailler sur une assurance-vie pendant au moins 4 ans, mais rien ne vous y oblige en réalité.

En cas de retrait d’argent, on dira que vous faites un « rachat partiel » de votre contrat d’assurance-vie si vous retirez une partie de votre argent ; si vous retirez tout votre argent d’un coup, on parlera alors de « rachat total ». Mais en français courant, on dira juste que vous retirez votre argent.

Transmission simplifiée

Pour parents et les grands-parents, l’assurance-vie permet de transmettre une partie de votre patrimoine, avec une fiscalité avantageuse et un grand choix dans les bénéficiaires. Plus précisément, les sommes, les fonds versés sur votre contrat d’assurance-vie avant vos 70 ans n’entrent pas dans le calcul de votre succession, ont dit qu’ils sont « hors succession ».

Chacun des bénéficiaires que vous avez sélectionnés (dans la clause du même nom) bénéficient alors d’un abattement fiscal de 152 500 € sur les sommes reçues. Au delà, un taux forfaitaire de 20 % s’applique jusqu’à 852 500 € (152 500 + 700 000) ; ce taux passe ensuite à 31,25 % pour des montants supérieurs. Pour le dire vite, en anticipant, vous pouvez transmettre un peu plus de 150 000 € à chacun de vos héritiers, sans payer d’impôts dessus.

Inconvénients

Risques de pertes

Si vous placez votre argent dans un fonds en euros, par l’intermédiaire d’une assurance-vie, vous avez la garantie de ne pas perdre le moindre centime. C’est un investissement sécurisé, un placement sans risque. On dira alors que votre capital est garanti, car vous ne pouvez pas ressortir avec moins que ce que vous avez mis à l’entrée.

En revanche, si vous placez votre argent dans des unités de compte, vous achetez en fait des actifs dont la valeur peut varier à la hausse comme à la baisse d’un jour à l’autre. Dans ce cas, votre capital n’est pas garanti.

En résumé : en fonction de votre projet, optez pour le très prudent fonds en euros, ou pour un mélange de fonds en euros et d’unités de compte, si vous êtes prêt à prendre un peu plus de risque dans l’espoir d’avoir un meilleur rendement.

Impossible à transférer

Contrairement au PEA, les assurances-vie ne peuvent pas être transférées d’un établissement à un autre. Cela dit, une fois votre assurance-vie ouverte, vous bénéficiez d’un délai de rétractation de 30 jours, au cas où vous changeriez d’avis.