Investir n’est pas sans risque, et la pierre ne fait pas exception.
Peu fractionnable
L’immobilier physique, c’est tout ou rien : il est impossible d’acheter seulement quelques mètres carrés du bien que l’on convoite. Cet investissement est par nature difficile à diversifier sans un capital important. Cet inconvénient se manifeste aussi à la vente : impossible de ne vendre que quelques mètres carrés en cas de besoin ponctuel d’argent !
Ces inconvénients disparaissent lorsque l’on s’intéresse à la pierre-papier, dont la valeur de la part, souvent bien plus accessible, permet des transactions adaptées à presque tous les budgets.
Risques locatifs
Lorsque l’on achète pour louer, il faut… un locataire ! En l’absence de locataire, le bien ne rapporte rien : c’est la vacance locative. Les charges qui incombent au propriétaire continuent d’être dues.
Même avec un locataire, les risques existent : impayés, dégradation, litiges… Certes, ce sont des événements rares, mais très ennuyeux le jour où ils arrivent.
La pierre-papier, qui permet d’acheter des parts d’un parc immobilier diversifié, mutualise ce risque : un sinistre n’impacte pas l’intégralité de votre patrimoine, mais seulement une fraction.
Risques de marché
Acheter un bien immobilier n’est pas un placement garanti en capital. L’absence de cotations quotidienne peut donner une fausse illusion de sécurité : les fluctuations existent aussi sur le marché immobilier, et le risque de perte en capital existe.
Risques liés aux charges
Investir en immobilier, c’est aussi accepter de payer les charges d’entretien du bien. Rénovation énergétique, entretien des façades, du toit… un bien est un actif qui demande de l’entretien. Il faut prévoir un petit budget régulier dans lequel piocher pour payer les travaux, et parfois pouvoir débloquer un montant plus important.
Ici encore, la pierre-papier apporte un avantage, puisque les arbitrages budgétaires sont réalisés par la société de gestion, qui réinvestit une partie des loyers dans la rénovation.
Risques de liquidité
Il est plus difficile de vendre un bien immobilier qu’une action, où l’on peut trouver un acheteur en moins d’une seconde. Et parfois, il n’y a pas d’acheteur du tout…
Cet inconvénient diminue si vous optez pour l’investissement immobilier indirect. Le marché des parts de pierre-papier est généralement plus liquide que celui des biens immobiliers en direct. En effet, la société de gestion peut assurer la liquidité (les rachats de parts viennent compenser les souscriptions).
Risques de taux d’intérêt
Comme beaucoup d’investissements proches de l’obligataire (à faible volatilité du capital et à revenus presque constants), l’immobilier est sensible aux taux d’intérêt. Les prix de l’immobilier ont tendance à baisser lorsque les taux montent, et à monter lorsque les taux baissent.
Ce risque est toutefois à tempérer, car l’investissement immobilier se conçoit dans la durée, et sur plusieurs cycles de taux.
Risques liés à la réglementation et à la fiscalité
Un investisseur immobilier est exposé aux changements de la réglementation fiscale. Par exemple, la façon d’imputer les charges peut évoluer de façon défavorable.
En outre, la fiscalité locale peut évoluer à la hausse (augmentation des taux de la taxe foncière, ou changement de la base de calcul), sans imputation possible sur les locataires.
Le risque concerne aussi l’apparition de frais obligatoires (mise aux normes, rénovation énergétique…).