La raison principale est que gérer un ETF fait intervenir des économies d’échelle.
En effet, la gestion d'un ETF peut être complexe et nécessite une expertise spécialisée en matière de gestion de portefeuille, de négociation et de gestion administrative. Ces coûts importants sont facilement mutualisables : le coût marginal de lancement d’un nouvel ETF est assez faible une fois que la structure est en place.
La réglementation peut aussi constituer une barrière à l'entrée : les régulateurs peuvent imposer des exigences strictes en matière de conformité et de surveillance, entraînant des coûts et une expertise dissuasifs pour des nouveaux entrants.
En outre, le marché des ETF est très concurrentiel : les investisseurs sont attirés par les produits les moins chers. Les acteurs déjà en place et capables d’offrir des produits à coûts compétitifs ont un avantage commercial considérable.
Enfin, les lignes bougent peu puisque la plupart des capitaux investis dans les ETF le sont de façon passive. Les investisseurs sont fidèles et restent très longtemps auprès des mêmes gérants.
Pour toutes ces raisons, il est très difficile de se faire une place sur le marché de la gestion d’ETF. La tendance est plutôt à la consolidation, comme on l’a vu en 2023 en France avec l'absorption de Lyxor par Amundi.