L’assurance-vie en trois minutes chrono


Dans les films américains, quand vous entendez « assurance-vie » vous êtes sûr que quelqu’un a été assassiné pour toucher l’assurance. Sauf que ça, c’est l’assurance-décès. L’assurance-vie n’est pas une assurance, et vous n’êtes pas obligé de mourir.

L’assurance-vie est un placement. Vous mettez de l’argent sur une assurance-vie pour en gagner, comme sur un livret d’épargne ou en bourse. Vous vous dites qu’on ne devrait pas appeler ça assurance alors ? Oui, mais moi je n’y peux rien.

L’assurance-vie est défiscalisée. Si vous gardez votre assurance-vie plus de quatre ans l’impôt sur les gains sera réduit. Et il n’y en a pas du tout après huit ans, dans la limite d’un plafond assez élevé. Mais il faut quand même payer les cotisations sociales sur les gains.

Et pour compliquer la situation de l’assurance-vie qui n’est pas une assurance, il existe deux sortes d’assurances-vie, qui sont complètement différentes. À ma gauche l’assurance-vie en euros, à ma droite l’assurance-vie en unités de compte.

Avez-vous une assurance-vie en euros ? « J’ai une assurance-vie mais je ne connais pas les détails », réponse a. « Bien sûr qu’elle est en euros, en quoi elle serait sinon ? », réponse b. Si vous avez répondu a, vous avez sans doute un contrat en euros. Si vous avez répondu b, vous devriez sans doute écouter la suite.

La majorité des assurances-vie sont des contrats en euros. Ce sont eux que les journalistes aiment appeler « le placement préféré des Français ». Une assurance-vie en euros garantit que vous ne pouvez pas perdre d’argent. On vous garantit le nombre d’euros que vous avez, d’où le nom. Mais vous n’allez pas en gagner beaucoup non plus. Vous trouvez que ça ressemble aux livrets d’épargne ? En effet, un contrat en euros est une sorte de livret qu’il vaut mieux garder au moins quatre ans.

De l’autre côté, les unités de compte permettent des placements plus variés. Vous pouvez par exemple acheter des obligations, c’est-à-dire prêter de l’argent à l’État ou à des entreprises pour toucher des intérêts. Vous pouvez aussi investir en bourse dans toute la zone euro ou même dans le monde entier. C’est pour cette variété qu’on appelle aussi les assurances-vie en unités de compte des contrats multi-supports.

Il y a un risque de perte en capital, car seul le nombre des unités de comptes est garanti, pas leur valeur. Mais vous pouvez gagner beaucoup plus qu’avec les contrats en euros.

Administrativement et fiscalement, contrats en euros et en unités de compte sont la même chose. Financièrement, ils sont complètement différents. Vous vous dites qu’on devrait leur donner des noms clairement différents alors ? Oui, mais moi je n’y peux toujours rien.

L’assurance-vie, qui n’a rien à voir avec votre décès, a quand même à voir avec votre succession. Ça n’est pas une assurance, mais en cas d’héritage elle est traitée comme une assurance. L’assurance-vie a son propre abattement qui s’ajoute à l’abattement sur la succession, ce qui est utile pour transmettre un peu plus à ses héritiers sans payer de droits de succession. Et comme cet abattement est indépendant du lien de parenté, l’assurance-vie réduit les impôts si l’héritier n’est pas un parent proche. Au-delà de l’abattement le taux d’imposition est fixe, ce qui est attrayant pour les grosses successions.

Les trois avantages de l’assurance-vie sont donc la défiscalisation des gains, la variété des placements possibles et la possibilité d’optimiser sa succession.

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