Placements financiers : quand et comment récupérer votre argent ?

En matière d’investissement, bénéficier de conditions attractives, notamment d’avantages fiscaux, va rarement sans contrepartie. La principale contrainte : voir votre argent bloqué. Tous les placements ne présentent cependant pas les mêmes conditions. Vous le verrez, il existe le plus souvent des possibilités pour réussir à sortir votre épargne en cas de besoin !

Une épargne disponible à tout moment

Vous souhaitez pouvoir piocher dans votre épargne n’importe quand et facilement ? Alors tournez-vous vers les comptes courants et les livrets d’épargne sécurisés, tels que le livret A et le livret de développement durable (LDD). Toutefois, avoir un accès immédiat à son épargne exige un « sacrifice » : les rendements des livrets sécurisés sont extrêmement faibles.

Une épargne disponible, mais avec des pénalités

Un certain nombre de placements permettent de doper vos gains grâce à des avantages fiscaux. Mais pour en profiter, vous devrez consentir à une contrepartie : votre épargne doit rester au sein de l’investissement pendant une durée définie.  

Dans cette catégorie de produits, vous trouverez l’assurance-vie. Pour bénéficier des conditions fiscales les plus avantageuses sur vos gains, vous devrez y laisser votre argent pendant 8 ans. Si vous le sortez avant, vous êtes imposé à un taux plus élevé. 

A noter que les versements antérieurs au 27 septembre 2017 bénéficient d’un régime progressif.  Les sommes laissées entre 4 ans et 8 ans bénéficient également d’avantages fiscaux, mais moins élevés. En dessous de 4 ans, l’épargne reste accessible, mais les plus-values seront fortement imposées. 

Mettons fin aux idées reçues. Oui, avec l’assurance-vie, vous avez donc la possibilité de reprendre votre argent si vous le souhaitez, à n’importe quel moment. L’imposition sur vos plus-values dépendra de votre durée de détention du produit et de la date de versement de l’argent. Vos retraits n’entraîneront pas la fermeture de votre assurance-vie, dont le compteur fiscal continuera à tourner pour les sommes toujours investies.

Une épargne indisponible… sauf conditions spéciales

Tous les produits n’ont pas la souplesse de l’assurance-vie.

Avec le plan épargne logement (PEL), la durée minimale de placement est de 4 ans. Le moindre retrait avant ces 4 ans entraîne la fermeture du PEL et la perte de certains avantages. La fermeture du plan conduit en particulier à un recalcul à la baisse des intérêts acquis si elle intervient dans les deux première années de vie du produit.

Côté épargne retraite les choses ont changé avec la loi Pacte. Les produits traditionnels – Perco, Perp, Madelin – sont voués à disparaître, au profit d’un produit unique, le plan épargne retraite (PER), qui existe en deux versions : PER individuel ou d’entreprise.

Sur cette nouvelle enveloppe, l’avantage est fiscal, notamment sur les sommes versées. La contrepartie : l’argent est bloqué jusqu’à la retraite. Bonne nouvelle, les modalités de sortie de l’épargne ont été assouplies par la loi Pacte, et vous pourrez, une fois à la retraite, toucher cet argent sous forme de rente, de capital, ou un mélange des deux.

Notez qu’en cas de conditions exceptionnelles – les accidents de la vie comme le dit la formule consacrée –, vous pourrez percevoir votre argent avant la retraite. Cela concerne notamment l’invalidité, le décès de votre partenaire ou conjoint, la fin de vos droits au chômage, le surendettement ou la liquidation judiciaire de votre activité. Nouveauté, ce sera également le cas si vous décidez d’acheter votre résidence principale.  

À la croisée des chemins

La loi Pacte a décidemment du bon, puisqu’elle a également assoupli les conditions de retrait du plan épargne actions (PEA) et du PEA-PME (plan d’épargne en actions destiné au financement des PME et ETI)

Ainsi, pour bénéficier des avantages fiscaux, votre argent est bloqué pendant 5 ans. Dans certaines circonstances exceptionnelles, comme le chômage ou une mise à la retraite anticipée, vous obtenez le droit d’effectuer des retraits partiels avant cette date.  A défaut de l'un de ces cas de figure, vos gains seront imposés au taux du prélèvement forfaitaire unique, ou flat tax. Et après cinq ans ? Auparavant, tout retrait entre la cinquième et la huitième année entraînait la fermeture du compte. Désormais, vous pouvez procéder à des retraits partiels après 5 ans.     

Les conditions de sortie de votre épargne sont évidemment un critère majeur à prendre en compte lors de vos choix d’allocation. Il n’existe pas de solution meilleure qu’une autre, mais plutôt un panel d’opportunités. Leur intérêt dépend notamment de vos besoins en financement et de vos projets personnels à court, moyen et long termes.

Les modalités de sortie ne doivent cependant pas constituer votre seul critère d’investissement. Le profil de risque de chaque placement doit en effet être en adéquation avec vos projets et votre horizon d’investissement.

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