PEA : Transparence et frais maîtrisés, par la contrainte de la loi ou par la volonté

Lentement mais sûrement (mais lentement surtout) les épargnants français voient l’accès à l’investissement progresser.

La loi Pacte votée en mai 2019 est mise progressivement en oeuvre. Après les évolutions de l’épargne salariale, la transférabilité interne des contrats d’assurance-vie (qui n’est pas encore effective dans les faits chez les assureurs), le 1er juillet 2020 verra les articles sur le plafonnement des frais PEA devenir réalité chez vos intermédiaires financiers. Trois plafonds sont à retenir :

-  Le premier vous permettra d’éviter de vous faire hacher menu par des frais prohibitifs si vous souhaitez transférer votre PEA. En effet ceux-ci sont désormais limités à 150 € par transfert ou 15 € par ligne transférée si cela est moins coûteux. C’est surtout une chance pour les PEA de taille significative qui voyaient bien souvent leur transfert coûter plusieurs milliers d’euros de frais injustifiés, illustration dépassée d’une terrible stratégie de rétention.

- Les droits de garde sont désormais plafonnés à 0,40 % par an et les frais par ligne (qui viennent en supplément) à 5 €. 

- Les frais de courtage ne devront eux pas dépasser 0,5 % du montant de l’ordre si vous passez vos ordres par internet, et 1,2 % sinon.

Une victoire pour les épargnants, mais le chemin est encore long

Ces différents plafonds restent encore élevés mais ils vont néanmoins obliger les acteurs traditionnels à s’aligner sur le niveau de frais déjà en vigueur depuis longtemps chez les acteurs Internet. Ainsi, chez Yomoni, vos droits de garde, vos frais de tenue de compte et frais de courtage vous sont facturés en cumulé 0,6 % par an, et ce quel que soit le nombre de lignes et d’ordres passés sur vos mandats.

Cette évolution aura en particulier des conséquences importantes pour les PEA dit “assurance”, basés sur le contrat de capitalisation d’un assureur. Leurs frais de gestion sont généralement plus élevés et les assureurs devront donc revoir leur tarification si ce n’est pas déjà fait.

Ces plafonnements sont donc une petite victoire pour les épargnants, mais il ne faut pas oublier, si vous investissez votre PEA via les fonds de votre établissement financier traditionnel (Sicav et autres OPC), que les frais les plus élevés sont en fait les frais de gestion de ces fameux support d’investissement. Beaucoup moins visibles et mis en avant, ils sont le plus souvent compris entre 1,5 % et  2,5 % de frais de gestion par an, certains fonds atteignant même les 3 % annuels. 

Au fil des dernières années, le législateur a contraint les conseillers financiers, banquiers et assureurs à fournir de manière plus détaillée les frais que vos investissements doivent absorber avant de générer une performance positive. Mais ceux-ci sont trop souvent encore mis au fond d’un rapport annuel abscons de plusieurs pages. Il n’y a pourtant aucune honte à facturer un service de qualité permettant aux investisseurs de protéger et de faire fructifier leur épargne. La meilleure information que vous devez demander et obtenir facilement c’est le montant des frais, calculé en euros, qui vous ont été prélevés pour la gestion de vos différents enveloppes fiscales et cela pour chaque année de service. Il est à mettre en regard du niveau de conseil, de disponibilité, d’efficacité et de performance que vous avez pu recevoir de votre mandataire, banquier ou conseiller.

Chez Yomoni, la transparence passe par 5 axes

Nous rejoignons ainsi un sujet qui nous est cher, celui de la transparence des frais et plus généralement de la transparence de l’information que vous méritez en tant qu’investisseur. Vous êtes nombreux à positionner la transparence comme l’un des critères clés dans vos choix de produits financiers. Et vous avez raison. C’est pourquoi je trouve intéressant de partager avec vous les 5 axes sur lesquels nous évaluons nos efforts de transparence dans nos différents projets :

la fraîcheur : accéder à ses performances, la composition de son portefeuille, les dernières opérations réalisées ou le statut des opérations en cours à une date la plus proche possible (J+1 chez Yomoni) ;

l’accessibilité : être autonome pour accéder à l’information. Rien de plus désagréable que de devoir passer par un tiers pour lui demander l’information sur son propre patrimoine et évaluer ainsi ses résultats ;

la diversité : traiter tous les sujets en lien avec notre gestion que cela soit son coût, ses convictions, les risques associés, son potentiel, ses limites, son évolution dans le temps, les équipes qui y travaillent au quotidien, sa réglementation, sa fiscalité, les événements exogènes qui nous impactent ;

la profondeur : savoir rentrer dans les détails pour être complet. Mais attention plus l’information est dense et technique plus elle doit s’accompagner de pédagogie pour être réellement utile et ne pas devenir un simple emballage ;

le contexte : remettre en perspective, faciliter la comparaison avec d’autres produits équivalents, avec d’autres opportunités d’investissement pour comprendre l’intérêt et l’utilité de chaque proposition et de chaque support.

Enfin, la transparence, c’est aussi dire ce que l’on sait et que l’on ne sait pas. Nous ne sommes ni des devins, ni des magiciens, mais des gérants très disciplinés qui appliquons rigoureusement des méthodes de gestion ayant prouvé leur grande efficacité. La transparence est l’un des piliers du contrat de confiance que nous avons avec vous et c’est l’une des grandes raisons qui motivent les équipiers qui nous rejoignent pour construire un service de gestion différent. L’exercice n’est pas toujours aisé mais comptez sur nous pour ne pas trouver d’excuses pour y déroger !

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