Investir dans le crowdfunding en France


Depuis l’arrivée explosive de la plateforme MyMajorCompany en 2008 avec le chanteur Grégoire qui a pu lever les fonds nécessaires pour lancer son album, le crowdfunding est aujourd’hui entré dans les mœurs et dans les habitudes de consommation de nombreux Français.

Mais comment décrire cette pratique concrètement ? Comment investir dans le crowdfunding en France ? Est-ce accessible à tout le monde ? Quels sont les avantages et quels sont les risques pour l’investisseur ?

Autant de questions qui demandent des réponses claires pour mieux saisir l’importance d’un phénomène qui bouleverse notre rapport avec l’argent.

Crowdfunding, kezako ?

Le crowdfunding est un nouveau mode de financement qui se dénote des canaux classiques proposés par les établissements financiers. Ici, une multitude d’acteurs apportent des fonds en vue de la réalisation d’un projet. Cette collecte de fond s’effectue sur un laps de temps limité et l’objectif est bien entendu d’obtenir le montant souhaité voire de le dépasser.

Ce type de financement s’inscrit dans un processus de désintermédiation : les banques ne sont les plus seules maîtresses de fonds et de capitaux.

En ce qui concerne les participants/investisseurs – on les appelle les « backers » - ils ne sont crédités dès lors que le projet est finalisé. En contrepartie, chaque plateforme de crowdfunding perçoit une commission sur le montant global qui est collecté. Cette commission varie entre 5 et 8 % en règle générale.

En France, c’est un marché concurrentiel sérieux puisque les montants collectés ont atteint les 296.8 millions d’euros en 2015 alors qu’ils étaient de 150 millions d’euros en 2014. Les plateformes de crowdfunding les plus connues en France sont : Ulule, KissKissBankBank et MyMajorCompany.

Les formes de crowdfunding

Avant d’investir dans le crowdfunding en France, il importe de savoir qu’il existe différentes formes de financement participatif.

Le don

C’est une forme de financement participatif où il n’y a aucune contrepartie ni aucune attente. Le don est totalement désintéressé même s’il existe une pratique de contre-don qui reste symbolique.

La récompense

Une personne physique ou morale participe comme elle l’entend mais elle recevra assurément quelque chose en retour. Cette contrepartie est une forme de troc qui peut se matérialiser sous la forme de cadeaux, d’objet promotionnel ou alors en temps en publicité par exemple.

Le prêt (appelé aussi crowdlending)

Ce sont principalement des plateformes de prêt. L’emprunteur s’adresse, via cette plateforme, à différents prêteurs qui vont participer à la hauteur de leurs moyens. La somme prêtée doit être remboursée dans d’un délai imparti.

L’investissement en capital

Cette plateforme de crowdfunding est un endroit où une personne physique participe à l’effort collectif en devenant actionnaire du projet. Les capitaux obtenus lui permettent alors d’avoir un droit de regard et à une partie du bénéfice.

La production communautaire

Les investisseurs deviennent aussi coproducteurs, ils perçoivent des royalties sur les ventes.

Le microcrédit (solidaire)

Très utilisé dans le cadre des microprojets : les internautes donnent des sommes modiques pour aider à l’essor de l’activité en question.

Les atouts de l’investissement dans le crowdfunding

Selon le type de financement participatif auquel vous allez participer, les avantages et les inconvénients ne seront pas toujours identiques.

Parmi les avantages les plus courants, on retrouve :

  • Vous êtes libéré de la dépendance aux banques : vous apportez la somme que vous voulez et la prise de risque est moins importante.
  • Le processus de financement est rapide : en moyenne entre 20 et 90 jours au maximum.
  • Le financement participatif prône la communication comme cercle vertueux : pour amener les internautes à soutenir le projet, il est nécessaire de communiquer avec eux et en tant que « backer », vous deviendrez l’un des ambassadeurs dudit projet.
  • Selon la viralité du projet sur la plateforme de crowdfunding, celui-ci va développer sa notoriété, se faire connaître auprès d’autres investisseurs, d’autres médias, etc.

Inconvénient et risques de l’investissement dans le crowdfunding

Le crowdfunding est coûteux en énergie : il faut sans cesse communiquer et en tant que backer, vous devez recevoir un reporting constant pour avoir un suivi de la campagne de financement.
Contrairement à Yomoni, par exemple, qui propose une solution intelligente pour votre épargne, c’est un investissement à court terme par rapport à un investissement traditionnel.
Les risques de ne pas se voir remboursés sont bel et bien concrets :
En prêtant votre argent, il y a toujours le risque de ne pas être remboursé.
En achetant des titres, le risque que ces derniers perdent toute leur valeur ou de ne pouvoir les revendre est réel.
En faisant un don, il n’est pas dit que vous receviez le cadeau prévu.
Des taux de défaut élevés qui sont supérieurs aux anticipations, ce qui n’est pas le cas avec les solutions de gestion d’épargne en ligne chez Yomoni.

On le voit, le crowdfunding est source de discussions âpres et passionnantes.

Tandis que, d’un côté, l’investisseur participe activement à un projet et fait partie intégrante du processus, il existe aussi – et il faut en être conscient – des risques liés au fonctionnement même du financement participatif.

Même s’il existe désormais le Décret n°2014-1053 du 16 septembre 2014 relatif au financement participatif, beaucoup de progrès sont à venir pour sécuriser l’investissement des backers.

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