Du coté de notre gestion - Longue Vue #48

Nous réduisons légèrement l’agressivité des portefeuilles

Sur le front des nouvelles macroéconomiques, la période récente a été marquée par une nouvelle détérioration des enquêtes de confiance auprès des chefs d’entreprises, aux États-Unis et en Europe en particulier. Celles-ci demeurent mal orientées dans le secteur industriel, pour atteindre des niveaux qui signalent désormais un freinage assez net et plus marqué qu’anticipé jusqu’à présent. Une forme de contagion est également perceptible dans le secteur des services, bien que les niveaux des enquêtes demeurent pour le moment encore relativement satisfaisants. Du côté des consommateurs, la confiance se maintient sur des niveaux élevés, même si la dynamique du marché du travail devient un peu moins favorable pour les ménages.

Si nous jugeons l’environnement conjoncturel international moins porteur depuis l’automne, le risque d’une récession nous semble encore limité en l’absence de choc exogène significatif et de déséquilibres macroéconomiques majeurs. Nous privilégions plutôt un scénario de croissance modeste au cours des prochains trimestres, d’autant que les banques centrales se montrent très accommodantes depuis le début de l’année et que la baisse des taux d’intérêt devrait constituer un facteur de soutien.

Les risques politiques demeurent importants, au premier rang desquels les tensions commerciales et le Brexit,  avec des effets de freinage incontestables sur l’activité mondiale. Sur le dossier commercial, certains progrès dans les discussions sino-américaines sont toutefois perceptibles depuis quelques semaines. À environ un an des élections américaines, la pression pour un apaisement sur ces sujets, qui commencent à avoir des effets visibles sur la croissance américaine, se fait de plus en plus forte pour le Président Trump. Concernant le Brexit, le risque d’une sortie sans accord nous semble également limité, un nouveau report nous paraissant le plus probable en cas d’absence d’accord.

Sur les marchés financiers, les mouvements ont été finalement assez limités. Après un début de mois dans le rouge, les marchés d’actions se sont nettement repris pour se rapprocher à nouveau de leurs plus hauts de l’année. Sur les marchés obligataires, les rendements se sont redressés dans des proportions très modestes.

Dans cet environnement, nous procédons à quelques ajustements dans les portefeuilles dans le but de réduire légèrement leur agressivité. En matière de classes d’actifs, nous maintenons la sur-pondération de 5 % sur les actions, mais nous supprimons l’exposition de 5 % au pétrole, qui risque de continuer à être pénalisé par le ralentissement industriel mondial. Dans la partie actions des portefeuilles, nous réduisons la cyclicité en supprimant les thématiques sur les valeurs financières et les petites valeurs européennes. Nous conservons néanmoins un biais légèrement cyclique, avec des expositions sur la technologie et la consommation cyclique. Nous conservons également une exposition au secteur immobilier mondial, qui devrait bénéficier d’un environnement de taux durablement bas. Au sein de la partie obligataire, nous réduisons un peu la sous-sensibilité des portefeuilles. Pour finir, les portefeuilles présentent donc un caractère un peu moins agressif que le mois précédent, tout en reflétant un scénario relativement confiant sur les perspectives de croissance à l’horizon de la fin d’année.

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