Du coté de notre gestion - Longue Vue #40

Les indicateurs d’activité récents ont confirmé la poursuite du ralentissement en fin d’année des économies des principales zones géographiques mondiales.

La croissance du PIB a ainsi fortement décéléré en zone Euro à 1,8 % en 2018, a ralenti modérément en Chine à 6,6 % (après 6,8 % en 2017) et s’est maintenue aux États-Unis à 2,9 %. Les chiffres du premier trimestre confirment cette tendance négative puisqu’ils traduisent un rythme de croissance proche de 1 % en zone Euro et de 2 % aux États-Unis.

Notre scénario d’un ralentissement global sans récession semble se préciser, mais les indicateurs restent contradictoires à très court-terme. Aux États-Unis, les ventes de détails et le moral des industriels se sont dégradés, tandis que l’emploi et les salaires restent soutenus et que la confiance des ménages se redresse. Côté inflation, la baisse de 25 % du prix du baril de pétrole en six mois a atténué les pressions inflationnistes partout dans le monde. Cette moindre crainte inflationniste, conjuguée aux incertitudes politiques (e.g. les  négociations diplomatiques entre les États-Unis et la Chine, les négociations sur l’accord du Brexit, etc.) ont déjà conduit les banques centrales européenne (BCE) et américaine (FED) à adopter une approche plus prudente et à temporiser les hausses de taux prévues, afin de ne pas accentuer le ralentissement de l’activité. Le premier trimestre sera donc une période de test pour l’économie mondiale.

Nous maintenons notre préférence pour les actifs défensifs, tels que l'immobilier coté, l’or et les obligations d’État, et nous remontons progressivement notre exposition aux actions à mesure que l’inflation se dissipe et que la probabilité de basculer en récession se réduit.

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