Du coté de notre gestion - Longue Vue #39

2019 débute sous de bons auspices pour les marchés financiers internationaux, après une année difficile. À fin janvier, toutes les bourses sont au vert après un mois de décembre qui avait été marqué par des liquidations massives. Aux États-Unis, épargnants et investisseurs institutionnels avaient cédé plus de 80 milliards de fonds en actions, achevant de faire baisser de 10% les indices boursiers mondiaux en 2018. Malgré cette embellie, nous privilégions une approche prudente, car les indicateurs économiques présagent un ralentissement qui n’est pas encore visible dans les résultats des entreprises et par conséquent dans leurs cours de bourse.

Plus précisément, les indicateurs de ces derniers mois, tels que la conjoncture dans l’industrie (Enquête Insee en France ou indice IFO en Allemagne) révèlent une croissance molle de 1 %, en Europe, alors que le rythme annuel était de 2,5 % un an plus tôt. Aux États-Unis, la dégradation est similaire, malgré des niveaux d’activité 1 % plus élevés. Le premier trimestre sera donc une période de test pour l’économie mondiale. Un tel ralentissement ne dégénère pas forcément en récession si les politiques budgétaires et monétaires s’ajustent rapidement, et s’il n’y a pas d’accumulation excessive de déséquilibres économiques ou financiers.

Nous privilégions actuellement les actifs défensifs, tels que l'immobilier, l’or et les obligations d’État. Cependant, à mesure que les principales Banques Centrales adaptent leur politique à ce régime de croissance plus modeste, nous remontons progressivement notre exposition aux actions, car nous n’anticipons pas de récession aiguë sur l’année.

On fait connaissance ?

Essayez-nous, ça n'engage à rien...

Simuler mon projet