Du côté de notre gestion — Longue Vue #37

gestion, croissance, action, obligation

Les déceptions continuent durant ce quatrième trimestre. En novembre, les indicateurs macroéconomiques ont confirmé la tendance en berne des résultats d’entreprises du mois passé. Le haut du cycle est désormais derrière nous, comme en témoignent les ventes d’automobiles et l’activité immobilière aux Etats-Unis qui reculent respectivement de 2 et 5 % sur un an. L’emploi et la production industrielle restent à des niveaux élevés, mais la dynamique s’est inversée à mesure que l’impact des baisses d’impôts s’estompent. En Europe, la croissance avait déjà ralenti dès le début d’année, et les chances de rebond sur les deux prochains trimestres sont faibles. En Asie, le ralentissement du commerce international se fait sentir et pèse sur l’optimisme des industriels exportateurs sur lesquels repose encore l’essentiel de l’activité.

En conséquence, notre scénario central est celui d’un ralentissement progressif, avec une inflation encore persistante. Néanmoins, cette dernière devrait se stabiliser ces prochains mois, grâce à l’effondrement des cours du pétrole. L’horizon serait alors dégagé pour la fin du durcissement monétaire aux Etats-Unis et un prolongement de la politique de soutien en Zone Euro.

En attendant ce changement de cap des politiques monétaires américaines et européennes qu’il ne faut pas espérer avant deux à trois mois, les conditions actuelles ne sont pas propices à une exposition aux actifs risqués ou sensibles à la croissance, comme les actions cycliques, et l’énergie. Les portefeuilles ont été réalloués vers plus d’actifs défensifs et de court terme, tels que les obligations gouvernementales, l’or, et les actions immobilières, au détriment des actions, de l’énergie et des obligations risquées.

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