Du côté de notre gestion — Longue Vue #29

Bien que les indicateurs économiques reflètent encore une économie mondiale qui a de la vigueur, les bourses mondiales se sont largement retournées depuis leurs plus hauts niveaux de janvier, avec des corrections de l’ordre de 10% des grands indices. Certains évoquent les conséquences de l'inévitable retournement du cycle économique après une longue période de croissance, d’autres parlent de correction salutaire après l’euphorie du début d'année. Pour notre part, nous maintenons notre approche ancrée sur l'analyse fondamentale du cycle économique et des mesures de risque des tendances de marchés :

  • Dans l’ensemble, l’activité économique mondiale s’est maintenue au premier trimestre en dépit de l’inflation qui se redresse. En février, les principaux pays affichaient tous une activité manufacturière en expansion, même le Japon qui renouait avec un niveau de croissance de 2%.
  • Au sein de la zone Euro, l’activité était toujours au beau fixe et la croissance proche de 2,5%. La baisse marquée de la confiance des industriels observée en mars traduit plus un retour à la normale qu’un changement de tendance. Par ailleurs, les conditions financières sont restées inchangées avec une forte visibilité assurée par la Banque Centrale (BCE) qui permet de maintenir une croissance soutenue du cycle de crédit.
  • Pourtant, aux États-Unis - locomotive de ce cycle de croissance -, la consommation en biens durables montre désormais des signes inquiétants : les ventes de véhicules et les mises en chantier résidentielles reculent et la remontée des taux de financement commence à se faire sentir. Malgré un sentiment de confiance dans l’économie - au plus haut depuis 14 ans -, les ménages américains ont besoin de reconstituer leur épargne et marquent ainsi une pause dans leurs dépenses. Par ailleurs, même si les créations d’emplois ont été abondantes, les hausses de salaires restent modestes et les ménages subissent de plein fouet la hausse de 8% des prix de l’énergie.

En conclusion, nous pensons que la phase d’accélération de l’économie est derrière nous, même si les signes de ralentissement ne sont pas encore établis. Nous ajustons donc notre position dans le cycle économique : notre scénario est désormais celui d’une économie en pic d’activité avec des risques de décélération et de relents d’inflation. Ceci nous a conduit à significativement réduire la part d’actions dans nos allocations au profit du métal jaune. Nos indicateurs de risques et de tendances confirment d’ailleurs la baisse d’attractivité des actions au profit d’actifs de haut de cycle comme l’énergie et l’or. Au sein des actions, nous gardons notre préférence pour les régions émergentes, moins exposées au cycle de crédit américain, et pour le secteur de la technologie toujours sur une tendance haussière malgré la correction récente.

Dans le contexte de regain de volatilité que nous connaissons actuellement, vous pourriez être tenté de vouloir changer de profil. Il y aura régulièrement des turbulences de cette nature qu’il faut savoir passer au mieux en gardant une vision forte de moyen terme. Nous vous rappelons qu’un changement de profil ne doit, en aucun cas, être vu comme un acte de gestion. Une telle décision de votre part risquerait de faire doublon (ou pire, être contradictoire) avec les décisions de gestion prises par notre équipe dans le cadre du mandat que vous nous avez confié. N’hésitez pas à nous contacter par email, par téléphone ou par chat pour en discuter tranquillement.

On fait connaissance ?

Essayez-nous, ça n'engage à rien...

Simuler mon projet