Congé sabbatique : mode d'emploi


Vos trois semaines de congé en été passent trop vite ? Le congé sabbatique est fait pour vous !

Qu'est-ce qu'un congé sabbatique ?

Le congé sabbatique est une possibilité dont dispose tout salarié. Il permet de s'absenter de son poste de travail pendant une durée déterminée tout en ayant la garantie de retrouver son poste ou un poste équivalent à son retour (même qualification, même salaire).

Il est important de noter qu'il s'agit d'un droit encadré par le code du travail et non d'une faveur : il n'y a rien à négocier, juste les règles à suivre !

Il y a tout de même quelques conditions à respecter pour en bénéficier :

  • Avoir 6 ans d'ancienneté professionnelle dont 3 dans l'entreprise actuelle
  • Ne pas avoir utilisé de congé création d'entreprise ni de congé sabbatique au cours des 6 dernières années
  • Prendre un congé dont la durée est comprise entre 6 et 11 mois

Comment le demander ?

Vous devez prévenir votre employeur par courrier ou par remise en main propre au moins 3 mois avant la date de départ souhaitée.

Il est évidemment bienvenu de faire précéder ce courrier d'un entretien en face-à-face : ce n'est pas strictement nécessaire mais toujours poli. Cela vous permet également de conserver de bons rapports avec votre employeur et de minimiser vos chances de vous retrouver muté entre la photocopieuse et les toilettes à votre retour de congé !

Même si le préavis minimum que vous devez respecter est de 3 mois, votre employeur a la possibilité, pour des raisons d'organisation, de décaler votre congé et de le faire démarrer jusqu'à 6 mois après votre notification (9 mois dans les entreprises de moins de 200 salariés). Ce report étant basé sur la date de notification, vous pouvez donc tout à fait aviser votre employeur 6 mois (respectivement 9 mois dans une entreprise de moins de 200 salariés) avant la date souhaitée afin d'éviter toute possibilité de report.

Aucune précision sur votre activité pendant de ce congé n'est nécessaire. Un grand voyage, une aventure entrepreneuriale, une formation, même une activité salariée dans une autre entreprise : tout est possible et cela peut rester votre affaire personnelle. Une condition toutefois : pas de concurrence déloyale ni de détournement de clientèle.

Ah, une chose importante : le congé n'est ni rémunéré ni indemnisé. Les aspects financiers se prévoient donc bien en avance !

Comment financer son congé sabbatique

Pour l'exemple, partons du principe que vous souhaitez vivre un an sans revenu, que votre congé débute dans 6 ans (vous venez de commencer à travailler) et que vous ne disposez d'aucune épargne. Vous devez alors viser un taux d'épargne de 15% (qui est le taux d'épargne des Français d'après l'INSEE).

En effet, en épargnant mois après mois 15% de vos revenus pendant les 6 années qui vous séparent de votre congé, vous aurez accumulé au bout de 6 ans 90% de votre salaire annuel, ce qui vous financera 11 mois de congés. La boucle est bouclée !

Il y a là une subtilité importante pour votre planification financière, une erreur que beaucoup de personnes commettent et qui permet de faire la différence entre un projet financé et un non financé.

Vous ne devez pas chercher à remplacer votre salaire. Vous devez chercher à combler vos dépenses, c'est à dire le salaire net de l'épargne. Autrement dit, si vous avez épargné 15% de vos revenus, vous devez couvrir les 85% avec lesquels vous êtes habitué à vivre, et non les 100% que vous encaissiez.

Il en découle un principe très simple : si vous épargnez 20% de vos revenus, les 80% avec lesquels vous vivez sont couverts en 4 ans d'épargne (4x20%=80%). Si vous vivez avec 75% de vos revenus, votre année de dépense est couverte en trois ans d'épargne (3x25%=75%). Et ainsi de suite... Être frugal présente donc un double avantage : d'une part vous épargnez davantage, et d'autre part vous avez besoin de moins pour financer votre année !

Quel profil de risque adopter avec cette épargne ?

Tous les calculs ont pour l'instant été faits sans tenir compte de la rentabilité des placements. Question prise de risque, il faut avant tout être conservateur. L'horizon de 6 ans n'est pas assez long pour amortir la volatilité liée à une forte proportion d'actions. Les profils défensifs (de 1 à 5 chez Yomoni) sont donc les plus adaptés.

Néanmoins, si vous acceptez une flexibilité sur :

  • la date de votre départ (votre congé peut-il être reporté si les marchés sont trop bas ?)
  • la nature de vos dépenses pendant votre congé (pouvez-vous transformer un tour du monde en un tour d'Europe ?)
  • la durée de votre congé (pouvez-vous partir huit mois au lieu de onze ?)

alors vous pouvez accepter davantage de risque dans la première moitié de la phase d'épargne. Si les marchés sont porteurs, cela peut vous permettre d'augmenter votre pouvoir d'achat et de voir un peu plus large.

Dans tous les cas, une fois votre demande de congé envoyée, vous devez réduire au maximum le niveau de risque sur votre épargne : vous avez alors besoin de prévisibilité.

Le reste dépendra de vos envies !

Vous aussi estimez votre budget congé sabbatique grâce à notre outil de prévision :

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