Bien investir, c’est aussi ne pas désinvestir !

Au second semestre, les comptes bancaires se vident. Les vacances d’été sont passées par là, et entre les frais de la rentrée, quelques taxes à payer, les factures de chauffage et bientôt les cadeaux de Noël… l’heure est à la désépargne.

Alors, lorsqu’il faut payer la taxe foncière, votre premier réflexe est peut-être d’aller piocher dans votre assurance-vie Yomoni. Après tout, puisqu’elle est 100 % digitale, elle est bien plus pratique que celle de la banque qui impose un rendez-vous physique et cinq pages de formulaires...

Une aubaine ? Pas forcément.

Parlons justement de la désépargne !

La performance de vos placements à long terme dépend de trois facteurs

Une bonne performance sur vos placements permet d’obtenir une somme plus importante à terme. Cela se traduit par quelques mètres carrés de plus dans un achat immobilier, une plus grande sécurité financière, une retraite plus fleurie, un deuxième bateau... bref, ce qui compte pour vous.

Cette performance dépend de trois facteurs :

1. Les marchés financiers

Les marchés d’actions et d’obligations évoluent sans cesse : c’est cette évolution cumulée, à la hausse comme à la baisse, qui détermine les gains réalisés par votre épargne.

À long terme, les marchés ont tendance à progresser : les actions parce qu’elles réalisent des profits, les obligations parce qu’elles distribuent des coupons. Autour de cette tendance, des variations d’amplitude imprévisible font partie du parcours.

La récente étude de l’Autorité des Marchés Financiers sur le rendement et le risque des placements en actions et obligations, disponible ici, en est une bonne illustration.

2. Le travail de Yomoni

Nous n’avons pas la main sur les variations de marché, et il serait trompeur de prétendre que nous pourrons vous faire profiter des hausses en évitant les baisses. Notre métier est de vous faire profiter de la tendance à long terme tout en optimisant les frais, la fiscalité et le risque.

Nous construisons et gérons votre portefeuille financier : nous sélectionnons les meilleurs supports pour votre épargne, répartissons l’épargne de manière à respecter vos contraintes de risque, réinvestissons les dividendes et intérêts… et coordonnons toute cette mécanique avec l’assureur (dans le cadre de l’assurance-vie) ou le teneur de compte (dans le cadre du PEA ou du compte-titres) en minimisant les frais dans votre intérêt.

Votre épargne est donc investie sur les marchés financiers dans un contexte de risque défini.

3. Votre comportement d’épargne

Chez Yomoni, la gestion se fait à base de profils de risque. De 1 à 10, du plus sûr au plus offensif, aucun profil n’est intrinsèquement meilleur qu’un autre : le meilleur est celui qui vous convient.

Et c’est précisément ici que vous contribuez à la réussite de vos placements… Votre rôle est de vérifier périodiquement que le niveau de risque choisi reste adapté. Selon votre situation personnelle, votre tolérance pour l’incertitude et votre horizon de gestion, vous devez choisir celui qui vous permettra de « tenir bon » quels que soient les chocs futurs des marchés, sans avoir envie de lâcher prise.

C’est à cette condition que vous profiterez au mieux du travail de Yomoni et de la progression à long terme des marchés.

Entre ces trois acteurs, comment se partage la responsabilité ? Difficile à dire… Sans doute un tiers chacun. Mais une chose est sûre : dans les médias, on parle énormément des évolutions de marché, beaucoup des frais et de la fiscalité, et très peu du comportement de l’investisseur.

Or, c’est celui sur lequel vous avez la main à 100 % !

Alors puisque le thème du jour est aux retraits, voyons voir quels sont les bons comportements.

Quatre raisons communes de retirer de l’argent, et notre avis sur chacune

Raison #1 : Retirer pour prendre ses gains

Notre opinion : c’est une très mauvaise raison. Nous ne sommes pas dans un casino !

Retirer son argent pour « prendre ses gains » est une expression (malheureusement) courante en bourse.

Elle est sans doute héritée des casinos. Dans un casino, l’espérance de gain est négative : statistiquement, plus on joue, plus on perd. Dès lors, prendre ses gains est une posture défensive tout à fait rationnelle, qui revient à protéger une partie de l’argent gagné par chance tout en continuant à jouer pour l’amusement.

Sur les marchés financiers, c’est l’inverse. L’espérance de gain est positive : statistiquement, plus vous restez investi longtemps, plus vous gagnez. « Prendre ses gains » n’a pas de sens, et en a encore moins en gestion pilotée où un gérant se charge de l’allocation tactique.

Certes, il est psychologiquement tentant de « se mettre à l’abri avant un orage et revenir juste une fois la pluie finie », mais toutes les études sur le comportements des investisseurs particuliers démontrent que les tentatives d’opportunisme ne contribuent qu’à réduire la performance finale. Il est impossible de déterminer les bons moments à l’avance : plus on tente de le faire, moins on profite de la tendance haussière du marché à long terme.

Pour réussir vos projets d’épargne, l’idéal est donc de laisser votre argent investi quelle que soit la météo ou vos anticipations de marché. C’est l’une des (rares) situations où vous pouvez gagner plus si vous ne travaillez pas, alors profitez-en !

Mauvaise raison #2 : Retirer pour moins stresser sur les variations du marché

Notre opinion : c’est une mauvaise raison. Privilégiez un changement de profil.

Nous avons chacun une tolérance au risque différente.

Le niveau de risque de vos placements doit être assez ambitieux pour vous donner de bons espoirs de performance à long terme, mais doit surtout être cohérent avec votre personnalité.

Idéalement, vous devez pouvoir supporter les variations de marché stoïquement, avec confiance et discipline. C’est parfois psychologiquement difficile, surtout si vous aviez toujours épargné sur des produits garantis en capital.

Si les variations de marché vous empêchent de dormir, si vous n’arrivez pas à les ignorer (ne pas consulter son compte est une très bonne option), ne jetez pas l’éponge… réduisez plutôt la voilure !

Notre gestion se fait selon des profils. Si un profil 7 vous donne des insomnies, peut-être qu’un profil 5 (ou inférieur) sera plus adapté à votre situation.

Nos conseillers sont là pour vous proposer le bon profil en analysant votre situation personnelle. Le niveau adapté dépend de nombreux facteurs, tels que votre situation au regard de l’immobilier, la stabilité de votre emploi, votre capacité d’épargne, la proportion que représente Yomoni dans votre épargne globale, vos charges de famille...

Pour moduler la prise de risque, modifier son profil est une meilleure idée qu’un retrait. Un retrait rend vos objectifs financiers plus difficiles à atteindre, car l’argent retiré partira soit dans la consommation courante (si vous êtes sujet au consumérisme !), soit devra être replacé ailleurs (sans doute de façon moins efficace et plus coûteuse que chez Yomoni).

Faites simple : si vous n’êtes pas à l’aise, modifiez votre profil de gestion.

Raison #3 : Retirer pour payer les impôts (ou la chaudière)

Notre opinion : c’est une bonne raison uniquement si vous n’avez pas d’autre choix… car l’épargne de précaution est à privilégier.

En théorie, le paiement des impôts ou d’imprévus (plus ou moins heureux) doit être assuré par votre épargne de précaution, qui doit représenter environ à 2 à 3 mois de dépenses courantes, et éventuellement davantage si vous avez des besoins d’argent à court terme prévisibles (une voiture qui donne des signes de faiblesse par exemple). 

Ce fonds de sécurité, idéalement placé sur un Livret A, doit revenir à son niveau cible après chaque retrait.

Si vous avez mis la charrue avant les bœufs et approvisionné Yomoni avant d’avoir une épargne de précaution, nous n’allons pas vous dissuader d’utiliser l’argent pour payer vos impôts… mais construisez d’urgence cette épargne de précaution pour éviter une nouvelle maladresse !

En cassant la mécanique des intérêts composés, les retraits intempestifs font peser un coût sur votre épargne et retardent l’accomplissement de vos projets. Rappelez-vous que plus vous restez longtemps investi, plus votre performance a des chances d’être satisfaisante et plus le risque de perte se réduit.

Raison #4 : Retirer pour financer un projet personnel

Notre opinion : oui ! C’est le but même de l’épargne !

Récupérer son argent a évidemment du sens si c’est au service de projets de vie (acheter un logement, compléter ses revenus à la retraite, financer les études des enfants…). C’est le but même de l’épargne !

Dans le cas idéal, vous êtes resté investi assez longtemps, ce qui a permis de lisser les variations de marché. Vous avez alors pu profiter des intérêts composés tout au long de la tendance à long terme. Vos efforts et votre patience n’ont pas été vains et votre épargne s’est alors appréciée bien au-delà des simples versements cumulés. 

Bravo !

En conclusion : ne vous laissez pas berner par la facilité à retirer de l’argent

Dans notre quête de rendre l’épargne plus fluide, nous avons délibérément rendu les retraits simples, rapides et sans frais.

Revers de la médaille, cela peut vous inciter à considérer votre épargne chez Yomoni comme une réserve d’argent accessible au quotidien.

Oui, les retraits sont faciles, mais ne tombez pas dans le piège de la facilité. Récupérer votre épargne trop tôt, c’est un peu comme arrêter la cuisson d’un gâteau avant la fin parce que les invités sont déjà là...

Avant de valider un retrait, prenez un moment pour réfléchir à vos réelles motivations et aux alternatives : il en va de la réussite de vos projets financiers !

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